Ce que prennent les intermédiaires, quand la commission est due, les frais annexes à prévoir, et notre propre barème publié en clair.
Revu le 20.08.2026
Ces ordres de grandeur sont une observation de terrain, pas une règle : ils décrivent ce qui s’observe, non ce qui doit être. Vérifiez les conditions en vigueur avant toute comparaison — elles changent, et un chiffre lu dans un guide ne remplace pas la lecture d’un contrat.
À l’autre bout, la loi pose une limite : à défaut d’accord, le salaire du courtier se fixe d’après le tarif ou l’usage local, et le juge peut réduire un salaire jugé excessif en le comparant aux commissions habituellement versées dans la région (art. 414 et 417 CO).
La différence qui compte n’est pas tant le taux que le moment où l’argent est dû. Payer à la signature du mandat, c’est financer une recherche dont le résultat est incertain. Payer à la vente, c’est partager le risque avec l’intermédiaire.
Deux distinctions déterminent ce que vous signez.
Exclusif ou non. Le mandat non exclusif est le régime par défaut : il vous laisse vendre par vos propres moyens ou confier l’affaire à d’autres, et dans ce cas — sans acquéreur présenté par l’intermédiaire — aucune commission n’est due. Une clause d’exclusivité est valable et peut aller jusqu’à rendre la commission exigible même sans lien de causalité, si c’est clairement convenu ; c’est la clause à repérer avant de signer.
Quand la commission est due. L’article 413 alinéa 1 CO pose trois conditions cumulatives : une activité déployée par le courtier, la conclusion de la vente, et un lien de causalité entre les deux. La rémunération est de nature aléatoire — seul le succès se paie, ni les efforts ni le temps consacré ne comptent. En courtage d’indication, l’intermédiaire doit pouvoir prouver qu’il a été le premier à désigner l’acheteur comme s’intéressant à l’affaire, et que c’est sur cette indication que les parties sont entrées en relation. C’est la clause à lire en premier.
La clause de suite. Sauf convention contraire, le courtier ne perd pas son droit au salaire si la vente se conclut après l’expiration du mandat : seul le lien de causalité est décisif. Une clause de suite ne crée donc pas un droit exorbitant — elle borne dans le temps un droit que la loi accorde sans limite expresse. En revanche, toute dérogation aux règles légales doit être rédigée avec clarté : un texte ambigu écrit par un professionnel du courtage se retourne contre lui. Une clause de suite doit donc être annoncée en clair, jamais dissimulée en fin de contrat.
Ces points relèvent du droit et méritent une lecture par un professionnel avant signature. Ce guide décrit une pratique, il ne délivre pas de conseil juridique.
La cession d’un fonds de commerce est une vente mobilière : elle n’exige pas d’acte notarié, contrairement à une vente immobilière. Un contrat écrit reste l’usage et la prudence, et la forme écrite est légalement requise pour la cession des créances comprises dans le fonds (art. 165 CO). Le notaire ne devient nécessaire que si des murs — un immeuble — sont vendus avec le fonds.
La fiduciaire intervient surtout du côté du repreneur, pour vérifier les comptes. Un cédant qui a fait établir un dossier propre en amont raccourcit ce travail, donc son coût.
Les démarches de transfert d’autorisation d’exploiter varient selon le canton et l’activité. En restauration, le repreneur doit disposer de l’autorisation cantonale requise avant d’exploiter. Ces procédures changent : adressez-vous à l’autorité cantonale compétente plutôt qu’à un guide. Elles conditionnent parfois l’accord du bailleur au transfert du bail, ce qui en fait un point de calendrier autant que de budget.
Ce que cela implique concrètement : rédiger l’annonce, filtrer les curieux des acquéreurs sérieux, vérifier la solvabilité, mener la négociation, constituer le dossier pour le bailleur et suivre la procédure de transfert. C’est faisable. C’est aussi du temps pris sur l’exploitation, à un moment où elle ne doit pas se dégrader — un chiffre d’affaires qui baisse pendant la mise en vente fait baisser le prix.
La question honnête n’est donc pas « courtier ou pas », mais « ce temps, je l’ai ou je ne l’ai pas ».
Cedoo se situe entre les deux : l’estimation et la publication sont gratuites et sans engagement, et le mandat ne se signe que lorsqu’un acquéreur se manifeste réellement. Vous pouvez donc utiliser l’outil, publier votre annonce, et vendre par vous-même sans rien devoir.
Aucun frais de dossier, aucun frais à la signature du mandat, aucun frais de retrait de l’annonce. La commission se calcule sur le prix effectivement encaissé, et se facture une seule fois, au jour de la vente.
Le mandat n’est pas exclusif : vous pouvez vendre par vos propres moyens ou confier votre commerce à d’autres. Il comporte une clause de suite de dix-huit mois après la présentation de l’acquéreur, la présentation étant établie par le registre horodaté des mises en relation. Nous l’annonçons ici et sur la page des tarifs plutôt qu’en petits caractères : c’est la contrepartie de la gratuité.
Trois prestations restent facultatives et se facturent séparément : reportage photographique 450 francs, inventaire chiffré 650 francs, dossier de présentation 1 200 francs. Votre annonce fonctionne sans elles.
Nous publions notre barème pour la même raison que nous demandons aux cédants de publier leurs chiffres : un prix qu’il faut demander est un prix qu’on n’assume pas.